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Crédit immobilier : les nouveaux taux d\\\'usure applicables depuis le 1er juillet 2026, ce que cela change pour les acheteurs

Date :
17 Juil. 2026
Rédacteur :
Olivier SOULET
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Depuis le 1er juillet 2026, les plafonds du taux d'usure ont été révisés.

Cette mise à jour trimestrielle, publiée par les autorités, influence directement les conditions d'accès au crédit immobilier et peut avoir un impact sur les projets d'acquisition des particuliers comme des investisseurs.

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Crédit immobilier : les nouveaux taux d'usure applicables depuis le 1er juillet 2026, ce que cela change pour les acheteurs


Qu'est-ce que le taux d'usure ?

Le taux d'usure correspond au taux annuel effectif global (TAEG) maximal qu'une banque est autorisée à pratiquer lorsqu'elle accorde un prêt immobilier. Il comprend non seulement le taux d'intérêt, mais également les frais de dossier, le coût de l'assurance emprunteur et les frais obligatoires liés au financement.

Son objectif est de protéger les emprunteurs contre des conditions de crédit excessives.

Les nouveaux plafonds au 1er juillet 2026

Les nouveaux seuils sont les suivants :

  • 4,07 % pour les prêts à taux fixe de moins de 10 ans ;
  • 4,57 % pour les prêts à taux fixe de 10 à moins de 20 ans ;
  • 5,29 % pour les prêts à taux fixe de 20 ans et plus ;
  • 5,28 % pour les prêts à taux variable ;
  • 6,39 % pour les prêts relais.

Quel impact pour les acheteurs ?

Cette évolution ne signifie pas que les banques vont automatiquement appliquer ces taux.

En revanche, elle leur offre davantage de marge pour financer certains dossiers qui pouvaient être bloqués lorsque le coût total du crédit dépassait le plafond réglementaire.

Les profils concernés sont notamment :

  • les primo-accédants ;
  • les investisseurs ayant un endettement plus élevé ;
  • les emprunteurs de plus de 50 ans dont l'assurance représente une part importante du coût du crédit.

Une bonne nouvelle pour certains dossiers complexes

Depuis plusieurs mois, les banques retrouvent progressivement une politique commerciale plus dynamique.

Le relèvement des plafonds du taux d'usure peut permettre à certains projets auparavant refusés de redevenir finançables, notamment lorsque l'assurance emprunteur faisait dépasser le TAEG autorisé.

Il ne s'agit toutefois pas d'un assouplissement des critères d'octroi : la capacité d'emprunt, l'apport personnel et le taux d'endettement restent déterminants.

Ce que doivent retenir les investisseurs

Pour les investisseurs locatifs, cette évolution est intéressante mais ne doit pas être analysée seule.

Avant tout projet, il reste indispensable d'étudier :

  • la rentabilité nette ;
  • le régime fiscal applicable ;
  • les charges futures ;
  • les perspectives du marché local ;
  • la qualité du financement obtenu.

Le coût du crédit demeure un élément essentiel, mais il n'est qu'un des paramètres d'un investissement réussi.

Notre analyse

Le marché immobilier français montre des signes de stabilisation après plusieurs années de ralentissement. Les ajustements réguliers du taux d'usure accompagnent cette reprise progressive en permettant à davantage de dossiers d'être financés lorsque leur coût global reste cohérent.

Pour les acquéreurs, c'est surtout le bon moment pour comparer plusieurs banques, négocier l'assurance emprunteur et faire optimiser leur financement avant de signer un compromis.

À retenir

La révision du taux d'usure constitue une évolution importante pour le marché du crédit immobilier. Si elle ne garantit pas un financement plus facile, elle ouvre davantage de possibilités à certains emprunteurs et participe au redémarrage progressif du marché immobilier.

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